Advent, Advent et jolie fin d’année

Si la neige n’est jamais vraiment des nôtres pour Noël, décembre reste toujours une jolie période à passer en famille. Le rythme ralentit et l’on profite des moments ensemble, simplement. Il y a mille et une choses à expérimenter, cuisiner, vivre… Pour la demoiselle, cette année, ce fut la vraie découverte de la période de l’Avent. Je me suis même lancée pour elle dans la réalisation d’un calendrier en feutrine que j’ai cousu entièrement à la main devant diverses séries le soir. Pour être honnête, je ne l’ai réellement terminé que le 4 décembre mais qu’à cela ne tienne, l’enfant était heureux ! Elle y découvrait chaque jour soit une coccinelle en chocolat Rapunzel soit une petite voiture dégotée par son papa dans les vieux jouets rangés au grenier. Autant vous dire qu’elle ne comprend pas bien pourquoi cette histoire de calendrier est déjà terminée.

Nous avons accueilli les cousines de la demoiselle quelques jours pour fêter Noël en famille et ce fut très chouette, fatiguant mais chouette. Elles avaient énormément de choses à partager, à se montrer et n’ont pas arrêté de jouer. Un véritable bonheur pour notre fille qui est souvent seule avec nous.

L’occasion de prendre le temps de faire des « trucs de grands ». Eplucher les pommes de terre…
…et couper des noisettes en petits morceaux.

Et moi, je me retrouve dans une mini tempête créative qui me fait un bien fou. Je passe tellement de temps à flâner sur Pinterest qu’il fallait bien qu’un jour, je réalise deux ou trois idées épinglées depuis longtemps. J’ai sorti la machine à coudre et j’enchaîne les petits projets, avec comme toile de fond le zéro-déchet et le défi rien de neuf. Résultat : deux leggings bien chauds fabriqués à partir des manches de deux vieux pulls 100% laine, deux pochettes cousues dans le bas des jambes d’un pantalon de pyjama qui avait bien vécu et une dizaine de lingettes lavables dans des chutes de tissu éponge. Je suis bien contente de ces minis projets qui vont vite et qui sont satisfaisants.

Il n’est pas tout beau mais il tient bien chaud !

Je sens que 2019 va être une belle année, pleine de surprises et de petits bonheurs. J’ai la chance d’être bien entourée, de pouvoir prendre mon temps pour chaque chose que j’entreprends, de choisir mon rythme et de laisser une incroyable liberté d’apprendre et de découvrir à la demoiselle. Je chéris tout cela très fort.

Et toujours profiter de notre plus grande pièce de vie : le jardin.

Alors, à vous aussi, je souhaite une belle année 2019 ! Qu’elle vous apporte ce dont vous avez besoin pour être heureux !

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Enfant de la forêt – L’automne

La bicoque biscornue, notre petite maison, se trouve à l’orée d’une forêt, d’un grand parc de château maltraité par les coupes successives et bâclées de ses beaux arbres.

Notre jardin-forêt, heureusement épargné par tout cela, est grand et plusieurs essences d’arbres s’y côtoient. Robiniers, marronniers châtaigniers, bouleaux, noisetiers sauvages, noyers, hêtres, cerisiers, pommiers, poiriers… Certains sont présents naturellement dans les environs, d’autres ont été plantés par la famille de mon mari il y a plus de trente ans.

L’automne est certainement la plus belle saison dans notre jardin. La nature est généreuse avec nous : des châtaignes à n’en plus savoir qu’en faire, des noix, des champignons, des pommes et des poires.

Que peut-on demander de plus pour élever son enfant de bientôt trois ans ?

Nous avons tout ce qu’il faut : des observations émerveillées de ce qui nous entoure, des jeux à portée de bottes avec trois fois rien, de bonnes choses à ramasser…

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La demoiselle est heureuse, il me semble, d’être là, d’observer, de s’arrêter tous les vingt centimètres et de se baisser pour scruter le sol à la recherche de limaces, de bousiers, de faînes et de champignons.

Au goûter, un gâteau aux noix. Et ce soir, des châtaignes grillées ?

Les fleurs de l’île de Groix – Escapade de mai

Un petit caillou morbihanais, un trésor lointain et proche à la fois.

Groix est une île si jolie. Deux faces comme un galet : l’une plus douce, plus tempérée, l’autre plus intense, plus indomptable.

La petite maison des vacances est sur la seconde face.

En mai, si les baignades ne sont pas encore d’actualité, à part pour les plus courageux non frileux, les promenades sont, elles, quotidiennes.

Et quels parfums, quelles couleurs nous ennivrent à cette époque-là de l’année !

 

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Qui doit-on rendre heureux ?

Longtemps et inconsciemment, j’ai pensé qu’il était de mon devoir de rendre les autres heureux.

J’ai, en général, écouté et respecté les vœux de mes parents, voulant les voir satisfaits.

J’ai passé des heures à discuter avec des âmes en peine, essayé de trouver des solutions avec eux, croyant à tort les accompagner vers du mieux.

J’ai fait tout mon possible pour combler un petit ami, espérant qu’ainsi, il m’aimerait et resterait avec moi.

Mais ce n’est que tout récemment que j’ai pris conscience que quelque chose n’allait pas.

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Observer la nature me rend heureuse.

Je n’ai pas fait certains choix ou en ai fait d’autres pour que mes parents soient contents de moi. Mais ces choix ne m’ont pas rendue heureuse.

J’ai perdu la tête à tenter de résoudre des problèmes que je ne pouvais pas résoudre. Je me suis noyée dans leurs soucis. Mais cela ne m’a pas rendue heureuse.

J’ai espéré un changement qui ne serait jamais venu de la part d’un être qui ne me respectait pas. Et j’étais malheureuse.

J’ai longtemps cru que je ne connaîtrai jamais le bonheur parce que je ne pratiquais pas telle ou telle activité, parce que je ne sortais pas le soir « boire un verre », parce que je refusais de me conformer ou d’autres fois, au contraire, de sortir du rang, etc. Et pourtant, quand je pensais à tout ça, à faire tout ça, j’avais mal au ventre. Pour être sincère, j’ai encore et souvent mal au ventre parce que ces démons ne te quittent pas facilement. Mais ça va mieux. Je sais dire et reconnaître ce qui me rend heureuse. Et surtout, je réussis de mieux en mieux à assumer le fait d’être heureuse et le fait de refuser les choses qui me rendraient malheureuse.

Alors, naturellement, je fais de mon mieux pour que mon bonheur ne soit pas une entrave au bonheur des autres. C’est-à-dire, pour prendre un exemple concret, que si je suis heureuse en écoutant les premiers albums des Black eyes peas, je ne suis pas obligée de les écouter quand mon amoureux est avec moi alors que lui, ça le rend nerveux. Mais inversement, si lui adore le death metal, il s’arrange pour en écouter quand je suis ailleurs. Ou encore plus concrètement, je me sens bien dans mon rôle de femme au foyer mais ça ne se fait pas sans concertation avec l’autre.

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Cuisiner me rend heureuse.

J’aime toujours rendre les autres heureux, et je le fais quand je peux, mais si c’est au détriment de mon bonheur, ce n’est pas possible., il faut que je mette une barrière.

Ce n’est pas à moi de rendre les autres heureux, chacun est maître de son bonheur.

Si vous attachez trop d’importance à ce que vous voulez que les autres soient alors qu’ils ne le seront pas, et que le fait qu’ils ne soient pas ce que vous voulez vous rend malheureux, alors, ne blâmez pas les autres. Lâchez du lest et concentrez-vous sur votre bonheur.

Ce n’est pas égoïste, c’est justement altruiste.

Je n’ai pas parlé des jeunes enfants. Maintenant que ma réflexion sur le bonheur a progressé, je pense savoir quel est mon rôle de maman vis-à-vis de ma fille : lui donner les clefs pour être heureuse. A elle de choisir ce qui lui convient et de peu à peu, s’émanciper, de ce qui me rend moi, heureuse, pour savoir ce qui la rend, elle, heureuse.

Balivernes bien au chaud

Ce blog est loin d’être le premier que j’ouvre. Parfois, quand le temps passe sans que je ne poste d’articles, je me dis que ce n’est pas l’inspiration qui manque mais que le support ne me correspond plus. C’est relativement idiot comme réflexion, il faut bien le reconnaître…

Pourtant, voilà un nouveau blog. J’aimerais qu’il soit un lieu de douceur et de vie. Un endroit où ce que je suis et possède me satisfait amplement.

Ce doit être l’automne, les rayons du soleil qui crèvent le brouillard froid, le retour des pulls et des bonnets… Comment expliquer cela autrement ?

La Bicoque Biscornue, c’est chez moi, réellement et virtuellement, rien n’y est droit, tout doit y être improvisé. Y règnent mélangés bazar ambient et odeurs de pain chaud.

Tout va bien, oublions les détails un peu moches, les tracas du quotidien… Ce blog sera comme un mensonge au bon goût de chocolat chaud.